Au-delà de la violence et de la discrimination

Témoignage de Stephen Daniel Diaz, entrepreneur social au Bélize.

Stephen s’est décider à devenir un Bélizien « capable » ,comme il se décrit, durant son enfance. Adolescent il a observer un grand nombre de ses amis confronter à de terribles épreuves. Ces expériences l’ont inspiré à se servir de ses capacités pour pas à pas faire la différence dans la vie d’autrui.

« Au début les gens venaient me confier leurs problèmes et leurs inquiétudes et je pouvais les diriger vers les organisations qui pourrait les aider ».

Aujourd’hui la mission de Stephen est de venir en aide à une variété de profils. Ce sont des personnes pouvant être des travailleuses du sexe, des réfugié, des jeunes LGBT+ tout autant que des victimes du trafic d’être humain et de violences domestiques. À travers sa position d’entrepreneur social au sein d’institutions gouvernementales et non gouvernementales il partage son expérience.

Questions/Réponses

À quoi ressemble la vie de ces groupes au Bélize ?

Eh bien, chaque minorité a sa propre lutte basée sur les différents types de discrimination qu’elle subit. Les problèmes sous-jacents pour la plupart des populations sont la pauvreté et la violence. Les travailleuses du sexe sont souvent victimes d’agression sexuelle et il leur est difficile d’obtenir justice. Le travail du sexe lui-même n’est pas une infraction criminelle, mais le fait d’être membre d’une institution est illégal.

Pour certains, c’est encore plus difficile en raison de leur statut de migrant. Les lois qui concerneraient les réfugiés et les immigrants sont toujours en cours de dépôt, tant il y en a en suspens et certains sont vulnérables au trafic d’êtres humains qui comprend les exploitations sexuelles et celles touchant à l’emploi.

Stephen durant un projet destiner à renforcer l’autonomie économique des jeunes filles et des femmes.

En ce qui concerne nos populations LGBT +, il y a eu des progrès dans la législation. Toutefois, il reste beaucoup de travail à faire dans les communautés où ces populations subissent des violences basées sur leur orientation sexuelle et leur identité de genre.

D’où provient le projet de loi sur l’égalité des chances (Equal Opportunity Bill) ? Pourrais-tu nous parler des oppositions à cette loi ?

Ce projet de loi est en préparation depuis de nombreuse année. Il découle de l’observation de la stigmatisation et de la discrimination certaines composantes de la société. Dans le domaine de la santé, c’est une situation à laquelle sont confrontées les personnes immunodéprimées.

Il y a une opposition religieuse qui est issue de groupes internationaux. Ils ont été très actifs et mobilisent efficacement leurs partisans pour lutter contre le projet de loi.

Ces derniers mois nous avons pu assister au déplacement de grandes « caravanes de migrants » à travers l’Amérique centrale. À cela s’ajoute l’émigration de populations vénézuélienne due à la situation dans le pays. Le Bélize a-t-il été affecté ?

Nous avons rejeté de nombreux flux de migrants sur leurs routes vers les États-Unis. Du fait de notre législation en matière d’immigration, ils n’ont pas été autorisés à traverser le pays.

Il est difficile d’imaginer que nous puissions accueillir ces vagues en raison de nos propres difficultés socio-économiques. Je ne pense pas que les Béliziens soient réceptifs à l’idée d’accueillir des migrants qui auraient besoin de pensions complètent en plus d’une aide financière. Ce sont des choses que nous ne pouvons déjà pas offrir à nos propres ressortissants. Nous acceptions néanmoins certains migrants. Ça a été le cas de migrants haïtien à l’issue du tremblement de terre de 2010. Notre relation avec la « Communauté caribéenne » est très forte et nous avons des accords avec des pays d’Amérique latine.

Au-delà de cela il continue d’y avoir des arrivées de migrants. Comment peuvent-ils obtenir la citoyenneté ?

Ils peuvent demander l’asile, le statut de réfugié ou la nationalité. Cela leur permet de rester en attendant une réponse à leur demande. Il y a des exigences pour chacune d’elles. S’ils n’ont fait aucune de ces demandes ils sont en infraction et risque une reconduite aux frontières avec le Guatemala ou le Mexique. Cela peut aussi prendre la forme d’un rapatriement dans leurs pays d’origine avec le suivie appropriés.

Les décisions du gouvernement compliquent-elles parfois votre travail d’entrepreneur social ?

Eh bien, les organisations non gouvernementales sont en mesure d’offrir de l’aide à qui elles veulent. Il n’y a aucune restriction. Les exigences légales et le processus d’enregistrement sont rigides et tendent à créer des obstacles pour les organisations qui souhaitent s’intégrer pleinement. La surveillance des opérations peux parfois perturber les activités des organisations en raison de l’influence qu’exerce les pouvoirs publics.

Stephen avec les membres de l’association Belize Youth Empowerment For Change à Belmopan (Bélize)

Qu’en est-il des relations entre la multitude de groupes ethniques qui compose la société bélizienne ?

Même s’il existe certains préjugés entre les différents groupes, il n’y a pas de grande division. Les gens vivent généralement dans des communautés culturellement diverses et ont leurs propres pratiques qui sont le plus souvent respectées par tout le monde.  Tout du moins tant qu’elles sont en accord avec la loi.

Les groupes éthiques disposent-ils d’un égal accès aux services sociaux ?

Eh bien, les femmes et les jeunes filles ont les taux d’emploi les plus bas au pays. Le sud du pays qui comprend une grande diversité de culture combine les taux d’emploi et d’alphabétisation les moins élevés dans les régions rurales.

Concernant les populations autochtones, il existe un groupe qui se bat pour le respect de leurs droits et leur accès à la terre. Il faut savoir que le gouvernement cherche à obtenir les terres ancestrales appartenant aux populations mayas. Jusqu’à présent, ils ont fait certains progrès et ont empêché le gouvernement de bâtir sur leurs terres. Nous avons aussi connu l’arrivée de populations indigènes du Guatemala qui ont fui la violence. Elles ont déménagé ici jusqu’à former une communauté. Cependant, sur la base des lois de l’Organisation des États Américains (OEA), ils ont été jugés illégaux et ont été tenus de repartir.

Le mot de la fin

Il peut être démotivant d’essayer de faire porter sa voix quand ont est confronter à un torrent de voix discordante. Le soutien est une chose cruciale. Supportes les causes qui aident les gens sans arrière-pensée. Les gens ont besoin d’être au fait de ce qui se passe dans nos pays ; nous nous devons d’aider l’autre par tous les moyens.  Il est aussi important de garder à l’esprit que dans ce domaine, il est vital de conserver de fortes, et bonnes relations.

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